Il y a 49 ans, Amadou GAKOU établissait le record national de 400m à 45″01, c’était lors des Jeux olympiques de Mexico en 1968. Record qui reste jusque-là jamais battu par les athlètes du Sénégal

Il y a 49 ans, Amadou GAKOU établissait le record national de 400m  à 45″01, c’était lors des Jeux olympiques de Mexico en 1968. Record qui reste jusque-là  jamais battu par les athlètes du Sénégal

Il y a 49 ans, Amadou GAKOU établissait le record national de 400m  à 45″01, c’était lors des Jeux olympiques de Mexico en 1968. Record qui reste jusque-là  jamais battu par les athlètes du Sénégal

Né en 1940 à Dakar, Amadou GAKOU est  plus connu dans le domaine du sport. Comme tous les amis de son époque, Amadou GAKOU a pratiqué le football comme élier et milieu de terrain avant d’embrasser, contre son gré, le sport qui lui a finalement tout donné, à savoir l’athlétisme. « Mon entraîneur Pacha DIARRA,  à l’Union Sportive Indigène, voyant que je suis très rapide et même plus rapide que mes coéquipiers du fait que le plus souvent, il m’arrivait de faire des centres, alors qu’aucun coéquipier n’était  à la réception, a décidé de m’orienter vers l’athlétisme. Cela n’a pas trouvé mon agrément. J’aimais le football et qu’à notre époque tout le monde pratiquait le football » dit-il

C’est grâce à ses oncles, Ndiogou SECK, qui dirigeait la Gorée, Pape SECK  du foyer France/ Sénégal et  Baoday dit Doudou, que Pacha DIARRA a pu convaincre le futur champion à intégrer le  Gorée Athlétisme Club. C’était à la veille des indépendances. « En ce temps-là, on ne pratiquait que le sprint  100m et 200 m et  je suis resté pratiquement deux semaines sans m’entrainer car mon seul désir était de jouer au football et rien d’autres » poursuit notre BOLT national. Après quelques semaines d’entrainement, coup de théâtre, notre jeune athlète est  inscrit au 400 m par Vieux David FAYE, père de monsieur Abdoulaye FAYE ancien président du Conseil régional de Dakar aux tout débuts des années 2000.

Racontant cette anecdote, Amadou GAKOU précise qu’il trouvait trop longue cette distance à parcourir, car en athlétisme, c’est une question de chrono  et de mètre. « C’est alors que j’ai essayé mais étant novice  dans la discipline, dès le coup d’envoi, j’ai pris la poudre d’escampette et à l’arrivée je me suis évanouie». Au sortir de cet épisode, il a été sélectionné aux Jeux Olympiques d’Abidjan où il a remporté une médaille d’or au 400m. C’est ainsi que  Amadou GAKOU est entré en plein dans l’athlétisme. Aujourd’hui, avec son palmarès, l’histoire donne  raison à Pacha Diarra et à tous ceux qui ont aidé Amadou Gakou à trouver sa vraie vocation.

Palmarès

  • Chevalier de l’Ordre du mérite
  • Deux fois Officier de l’Ordre national du mérite
  • Officier de l’Ordre du mérite
  • Chevalier dans l’ordre des Palmes Académiques, Spécialistes du 400 m et Recordman du Sénégal 45″ 01
  • Entraineur National 3ème Degré

 

 

 

Records personnel

100m                                                  10 ” 3

200m                                                  20 ” 8

400m                                                  45 ” 1

800m                                                  1’50

1500m                                                4’15

 

  • En 1960 Champion du Sénégal au 400m et 4x400m
  • En 1961 Champion du Sénégal au 400m et 4x400m, médaillé aux jeux d’Abidjan au 400 m
  • En 1962 Champion du Sénégal au 400m et 4x400m
  • En 1963 Champion du Sénégal au 400m et 4x400m, médaillé d’or aux jeux de l’amitié de Dakar 400m et 4x400m
  • En 1964 sélectionné aux jeux olympiques de Tokyo, recordman du Sénégal au 800m 1’50
  • En 1965 Champion du Sénégal au 400m et 4x400m médaillé de bronze aux jeux Africains de Brazzaville au 400m
  • En 1966 Champion du Sénégal au 400m et 4x400m
  • En 1967 Champion du Sénégal au 400m et 4x400m
  • En 1968 Finaliste olympique 400m (4ème à Mexico) Recordman d’Afrique en 45″1
  • En 1969 Champion du Sénégal au 400m et 4x400m
  • En 1972 ¼ finaliste aux jeux olympiques de Munich

Bien qu’il soit connu sur le plan sportif, Amadou GAKOU est aussi un grand combattant pour le bien-être de son quartier.

Il  milite dans l’association Action Solidarité de son quartier notamment comme président de la commission cadre de vie. « Je me suis engagé dans le domaine du cadre de vie du fait  de l’insécurité, des problèmes d’assainissement et de l’éclairage public que nous rencontrons ici et puis que je connais bien le Maire Moussa SY, cela m’a encouragé davantage à m’y investir » déclare-t-il. Aujourd’hui, en quelques sortes, je suis le point focal entre notre association et le maire à qui je transmets toutes les sollicitations de l’association et les difficultés du quartier. Il m’arrivée de faire le tour des HLM entre GAZI et Cheikh NGOM pour vérifier l’effectivité de l’éclairage public et fort heureusement le maire m’a mis en rapport avec Mame Mor GADIAGA, à qui je signalais toutes les défailles au niveau des points lumineux du quartier. En fin de compte je m’occupais de tout : chaises, déclaration de naissance, corbillard grâce à  la confiance que la population avait en moi. Nous étions aussi conscients que le bien-être de notre quartier dépendait de nous et que c’était d’abord notre affaire avant d’être celui des autorités. C’est ce travail que je faisais pour notre quartier, qui a amené le Maire moussa SY à faire de moi un Chargé de Mission. Aujourd’hui notre difficulté, c’est le manque de verdure et de reboisement dans notre quartier.  Nous avions cette volonté, mais nous n’avons pas pu le réaliser du fait que toutes les conditions n’étaient pas réunies pour cela. Ce qui a motivé la création de notre association c’était la lutte contre les inondations. Aujourd’hui, ce problème est derrière nous avec la mise en place des avaloirs et l’augmentation du diamètre des tuyaux assainissement. Au début, notre association se réunissait dans des abris provisoires installés à l’Unité 20 aux abords de l’ACAPES avec le doyen SAMAKE. Grace au Maire Moussa SY, nous avons obtenu un siège non loin du Ministre Mbagnick NDIAYE où nous nous réunissons  et cotisons chaque mois. Nous  menons des activités sociales en notre sein. Aujourd’hui, nous avons moins de problèmes de sécurité. Nous avons de bonnes relations d’avec le chef de quartier même si du côté de GAZI d’aucuns pensent qu’il ne s’investit pas pour nous mais vous savez sa santé ne le lui permet pas, mais nous le représentons ici dignement.

Nous ne sommes pas des commères, mais nous travaillons en parfaite intelligence avec les services techniques de la commune pour préserver le bien-être et la sécurité des populations de notre quartier.

Je remercie la mairie pour sa diligence, sa réactivité et la rapidité avec laquelle ils prennent en charge nos sollicitations, aussi nous exhortons les parents à éduquer davantage leurs enfants.

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